samedi 13 décembre 2014

Musique | Fly superfly

Laurent de Wilde, Otisto 23 et Nico Ticot 

L’Hexagone de Meylan, en co-accueil avec les Détours de Babel, sera une fois de plus le lieu d’une rencontre du troisième type entre les arts et les technologies. Mardi 16 décembre, à 20h, le piano de Laurent de Wilde, l’ordinateur d’Otisto 23 et la vidéo de Nico Ticot se frayeront un chemin entre improvisation et préparation, entre acoustique et électronique. Laurent de Wilde explique les principes du trio.

mercredi 10 décembre 2014

Théâtre | My dinner with André

De et avec Damiaan De Schrijver et Peter Van den Eede
Texte de André Gregory et Wallace Shawn 
d’après le scénario du film homonyme de Louis Malle

Quand certaines compagnies jouent la provocation via des procédés faciles et éprouvés (nudité, excréments, giclures de liquides en tous genres), d’autres dénichent des dispositifs bien plus retors et autrement plus efficaces. Dans My dinner with André, les compagnies flamandes Stan et de Koe pratiquent une redoutable provocation culinaire. Car de la scène, nous parvient le fumet exquis des plats préparés en direct par deux cuisiniers qui servent et desservent les assiettes de ce dîner inspiré du film homonyme de Louis Malle.

jeudi 4 décembre 2014

Danse, cirque et arts numérique | Pixel

Dans Pixel, programmé mardi 9 et mercredi 10 décembre à l’Hexagone de Meylan, danseurs et circassiens évoluent au cœur de l’univers graphique imaginé par Adrien Mondot et Claire Bardainne. La chorégraphie gorgée d’énergie hip hop s’unit aux effets de relief et de trompe-l’œil générés par la projection numérique. Mourad Merzouki, qui signe la chorégraphie, revient sur cette alliance.

mardi 2 décembre 2014

Théâtre | Musique | THE SHAGGS (Better than the Beatles)

Frank Zappa et Kurt Cobain ont contribué à faire d’elles les légendes d’un rock au son brut, hors normes (inaudible diront ceux qui leur ont décerné la palme du pire groupe de rock de tous les temps). Les Shaggs, groupe des années 60 composé de trois sœurs, n’aura connu qu’un succès posthume. Les sœurs ont pourtant passé dix ans de leur vie -  à leur corps défendant -  à tenter de répondre aux fantasmes de succès d’un père à qui l’on avait prédit la gloire pour ses filles. Frédéric Sonntag, auteur et metteur en scène de The Shaggs (Better than the Beatles), évoque cette histoire aux allures de conte cruel. Entretien.

mardi 11 novembre 2014

Cirque | Sans objet

La proposition théâtrale d'Aurélien Bory, Sans objet, était faite pour la scène de l'Hexagone de Meylan. La salle trouve dans ce spectacle son credo – la rencontre entre les arts et les sciences – et voit dans le metteur en scène Aurélien Bory un artiste particulièrement fécond. Il a déjà présenté son spectacle Plan B en ces lieux et reviendra en mars avec Plexus créé avec la danseuse et chorégraphe Kaori Ito.

jeudi 24 juillet 2014

Projet artistique participatif | Utopies urbaines, Acte II

Le projet des Utopies urbaines, pensé par Moïse Touré et sa compagnie Les Inachevés en collaboration avec la MC2 de Grenoble, a entamé sa deuxième phase. Après avoir accueillis des photographes chez eux, les habitants des quartiers de la Villeneuve et du Village Olympique, côté urbain, et du Vercors, côté rural, se livrent à un autre type d'exercice qui les engage encore davantage dans cette aventure artistique. Le portrait de ces anonymes se construit au fil d'un atelier d'une heure et demi conviant la photographie, l'interview face caméra et la « mise en mouvement ».

samedi 22 mars 2014

Théâtre d'objets, masques et marionnettes | La Nuit les Arbres dansent

Texte et mise en scène de Bruno Thircuir 
La Fabrique des petites Utopies

La Fabrique des petites Utopies, en résidence de trois ans à l'Heure bleue de Saint-Martin-d'Hères, propose une nouvelle création pour le jeune public : La Nuit les Arbres dansent. Pendant toute la semaine du 17 au 21 mars, la compagnie avait ouvert les portes de son camion-théâtre, basé à l'Ecole Henri Barbusse, pour des répétions publiques durant lesquelles achevait de se monter et de se rôder un spectacle pluriel. Pluriel parce qu'il convoque le jeu des comédiens – Isabelle Gourgues et Alphonse Atacolodjou, qui s'investissent d'une belle manière –, la musique, très présente, la manipulation à vue de marionnettes de gabarits différents et d'objets au fort potentiel évocateur... 

mardi 18 mars 2014

Théâtre de marionnettes | Un beau matin, Aladin 

D’après les contes des Mille et une nuits
Mise en scène de Matèj Forman


Dans l'univers de Matèj Forman, le spectacle ne débute pas quand le public est plongé dans le noir et que s'éclaire la scène. Le passage d'un temps à un autre est plus trouble, plus subtil. Au bout de longues perches, des boules laissent filtrer des raies de lumière. Elles viennent de tous points : salle, plateau. S'échappent de ces encensoirs des volutes de fumée qui déjà convoquent l'Orient. À l'avant scène, une arche pose le cadre du récit. Place au conte.

vendredi 28 février 2014

Théâtre | Par les villages

En faisant quelques pas dans le hall de la MC2 de Grenoble avant que ne débute la pièce Par les villages ou à la faveur de l'entracte, on peut apprécier les photographies de Jean-Louis Fernandez. On y mesure le gigantisme de la Cour d'honneur du Palais des Papes pour laquelle la pièce a été créée à l'occasion du Festival d'Avignon 2013.
Il fallait donc un texte qui puisse souffrir cette démesure. Le metteur en scène et comédien Stanislas Nordey l'a trouvé : Par les villages, de Peter Handke. Sur la scène du Grand Théâtre de la MC2, lors de la première ce jeudi, on pouvait reconnaître l'amplitude de ce poème dramatique. C'est bien la poésie du verbe que les comédiens donnent à entendre, grâce à une diction limpide qui n'escamote aucun son, aucune syllabe, performance remarquable tenue trois heures et demie durant sans que jamais la voix n'achoppe. L'écoute de la salle était à la mesure de l'exploit.

mercredi 19 février 2014

Théâtre | Immortels

Texte et mise en scène de Nasser Djemaï

Lors de la première de sa nouvelle création, Immortels, à la MC2, mardi 18, Nasser Djemaï était là, qui surplombait les gradins, prenant la température de la Salle de Création. Devant lui, quelques adolescents observaient les jeunes comédiens sur une scène qui leur renvoyait en miroir leurs états d'âme, leurs troubles de futurs adultes. Car ce qui est au cœur de la pièce, c'est bien la manière dont on appréhende sa propre identité quand cette dernière se fait mouvante, insaisissable, flottant entre deux âges. 
Mais la finalité n'est pas documentaire : « La jeunesse m'intéresse en tant que mythe. », affirme Nasser Djemaï, auteur du texte et metteur en scène. Et en effet, les personnages se présentent comme des figures allégoriques, fragmentaires : l'une exerce son attraction sensuelle sur les garçons, l'autre cherche à se fondre dans le décor, l'autre encore n'a de répit que quand il joue avec toutes les limites... Autour d'eux, gravitent d'autres parcelles d'identités adolescentes, qui cherchent une unité dans le clan.